Introduction :
Donc en fait, Bella n'est plus vampire.
Parce que... Vous verrez si vous lisez, sinon c'est nul :(
Et elle veut partir parce qu'elle a un " Problème ", qui met en danger tous les vampires.
Seulement Edward veut venir avec elle.
Voila :)
Temps de lecture : 10min
Point de vue : Bella
Tout s'anéantit, tout périt, tout passe; il n'y a que le monde qui reste. Il n'y a que le temps qui dure.
Diderot Denis (1713-1784)
L'adieu fut bref. Des larmes, beaucoup de larmes, trop de larmes, des sourires, des gestes de la main, des promesses - sûrement oubliées - de la tristesse, des émotions...
Le soleil était au zénith, éblouissant la journée de ses rayons incandescents.
"Une belle journée, pensai-je, une trop belle journée gâchée"
Il était vrai que le décor était parfait, le soleil, une légère brise,...
Voyager par cette chaleur allait être insupportable.
Une chaleur anormale pour la région la plus humide de Washington.
-Ta ceinture, Bella, me dit l'Adonis alors que je montais dans la familière Volvo grise
Je soupirai.
Apparemment, voyager aux côtés de McGuire n'était pas suffisant pour assurer ma sécurité.
-Et toi ?répliquai-je entre mes dents
Edward semblait amusé par ma plaisanterie - si pour lui s'en était une.
Il s'apprêta à mettre le contact quand il lâcha la clé.
-Très bien ! Si tu ne tiens pas à la mettre, je vais le faire !
Je pris une mine interloquée.
Il passa ses doigts glacés sur ma bouche, et descendit sur mes épaules nues pour ensuite attraper la ceinture. Je dus réprimer un sursaut par la froideur de sa peau sur la mienne.
Son visage était si près du mien que je pu sentir son haleine fraîche et exquise m'effleurer les joues.
C'était insupportable de savoir que ma présence l'exposait à la mort.
-Je partirai seule, Edward !avais-je dis
L'intéressé avait secoué la tête.
-Il n'en est pas question, je viens !
Je n'avais pas abandonné pour autant.
-Si je pars, c'est pour ne pas faire souffrir les autres vampires, alors, je t'en prie...
Edward était venu en ma direction et m'étreignit.
-Je viens !avait-il lancé
Je n'avais pas pu protester que ses lèvres écrasèrent les miennes.
Cela m'avait convaincu, mais maintenant, je me rendais compte de l'erreur.
De mon égoïsme. Je ne pouvais me passer d'Edward, et lui de moi, pourtant, il fallait, il le fallait...
J'allais devoir l'éloigner de moi, ne serait-ce que pour quelques jours. Moins il serait avec moi, mieux je me sentirais. Pourtant, au fond de moi, je savais que c'était faux, complètement faux. Jamais je n'allais savoir mieux vivre sans lui. Je me persuadai cependant du contraire.
Tant pis, c'était le prix à payer.
Une fois ma ceinture mise, mon mari m'accorda un baiser aussi léger d'une plume, aussi précieux que de l'or, et aussi parfait que la plus parfaite des choses.
-Ca ira ?demanda-t-il
Le souffle court, je me contentai d'acquiescer.
Je gardai mes mains autour de sa nuque pour l'empêcher de s'éloigner, même s'il ne me semblait pas en avoir l'envie. De toute manière, il était plus fort que moi. J'étais une faible et fragile humaine, du moins, je le croyais.
Parce qu'avec tous ces problèmes que ma vie rencontrait, je ne pouvais être sûre de rien.
En tout les cas, je me promis que cela allait changer.
-Nom d'un chien, Bella, je croyais qu'on avait faite toutes ces valises pour partir, pas pour loger dans la voiture !plaisanta Edward
Je resserrai l'emprise autour du cou de mon mari. Il ne broncha pas, et même, me décocha un sourire.
-J'aime cette bagnole, susurrai-je
Je tirai un peu plus sur la ceinture, et quand elle fut à sa limite, la retirai discrètement pour être plus prêt de lui.
Mon mari se figea, puis se dégagea de mon étreinte avec une force peu contrôlée qui me fit atterrir à l'autre bout de la voiture. Je le regardai avec étonnement et peur.
Par chance, la fenêtre était ouverte, et je ne me cognai pas dessus.
Que lui avait-il prit ?
Edward resta figé, son regard lointain.
-Remets ta ceinture, Bella, on y va !dit-il sèchement
Je m'exécutai.
Le voyage allait être encore plus pire que ce que j'avais pressentis.
Géniale !
Comme si se détacher de tout n'était pas démoralisant, il allait falloir que je supporte l'humeur de mon amoureux.
D'ailleurs, son humeur était excellente, jusqu'à ce que je m'approche de lui...
Bien sûre ! C'était de ma faute !
Je m'étais approchée de lui d'un peu trop près...
Alors tout recommençait, comme si jamais je n'avais été vampire.
Mon sang l'attirait encore.
Je me blottis dans le siège et ouvris
7 jours pour une éternité.
Malheureusement, la distraction ne m'empêcha pas de culpabiliser.
" - J'ai peur, Zofia...
- Moi aussi. Laisse moi t'emmener dans mon monde, j'y guiderais chacun de tes pas, j'apprendrais tes réveils, j'inventerais tes nuits, je resterai près de toi. J'effacerai tous les destins tracés, recoudrai toutes les blessures. Tes jours de colère, je lierai tes mains dans ton dos pour que tu ne te fasses pas mal, je collerais ma bouche a la tienne pour étouffer tes cris et rien ne sera plus jamais pareil, et si tu es seul nous serons seuls a deux.
Il la prit dans ses bras, effleura sa joue et caressa son oreille du timbre grave de sa voix.
- Si tu savais tous les chemins que j'ai employés pour arriver a toi. Je ne savais pas, Zofia, je me suis trompé si souvent, et j'ai recommencé à chaque fois avec plus de joie encore, plus de fierté. Je voudrais que notre temps s'arrête pour pouvoir le vivre, te découvrir et t'aimer comme tu le mérites, mais ce temps la nous lie sans nous appartenir. Je suis d'un autre monde ou tout n'est que personne, tout n'est qu'unique; je suis le mal, toi le bien, je suis ta différence, mais je crois que je t'aime, alors demande-moi ce que tu veux.
- Ta confiance. "Si seulement l'amour avait été plus simple pour eux. Eux qui devaient se battre pour leur camps, eux qui devaient se détester.
Je secouai la tête, et, du coin de l'½il, regardai Edward.
Il semblait absorber par la conduite, mais, je savais que non.
Etais-je Zofia ?
Etais-je celle du bien, tombée amoureuse de celui du mal ?
Comment cela se finissait-il pour eux ?
Je m'apprêtai à regarder la fin, quand je me désistai.
«
Mieux vaut ne jamais savoir ce que nous prépare l'avenir, Bella. Peut-être la mort, peut-être le bonheur, mais, l'avenir, c'est l'avenir. Pourquoi ne pas profiter du présent, tant qu'il en est encore temps ! »
C'était les mots exacts d'Edward.
Oui, je les prendrai aux mots.
Si la mort attendait Zofia et Lucas, mieux valait ne pas le savoir.
Je regardai par la fenêtre.
Les paysages qui défilaient n'étaient déjà plus familiers.
Nous avions sûrement dépassé Forks depuis longtemps.
Cela me fit mal au c½ur.
Je voulus prendre le volant faire demi-tour, ce qui était de l'égoïsme.
Oh oui, c'était de l'égoïsme ! Mais la douleur intérieure me déchirait les entrailles, semblable à du feu.
Si c'était le cas, j'étais brûlée à vif.
Brusquement, je sentis le ralentissement de la voiture, et me tournai vers Edward.
Il me contemplait, ses traits crispés.
-Désolé, soupirai-je
Mon amoureux attendit un moment.
-Désolé ? Mais de quoi, Bella ? C'est moi qui devrais m'excuser. C'est de ma faute si je n'arrive pas à me contrôler.
Je secouai la tête.
-J'aurais du savoir, je n'aurais pas du m'approcher autant de toi !m'exclamai-je
-Tu avais confiance en moi, je ne la mérite pas, cette confiance ! Mais c'est tout à ton honneur de croire en moi, mais tu me surestimes...
-Pas du tout ! Tu y es arrivé, je sais que tu peux recommencer, répliquai-je
Edward soupira, et hocha la tête.
-D'accord, Bella. Accorde moi ta confiance, si tu le désires, mais...
-Je te l'accorde, et je sais que tu ne me feras jamais de mal, l'interrompis-je
Cette fois-ci, c'est lui qui m'attira vers lui.
Je glissai la ceinture, et m'accrochai à lui.
-Jamais... ?souffla-t-il à lui-même
Je pu déceler de la surprise dans son regard.
A quoi pensait-il ?
Il était près de 13h00 maintenant.
Renesmée, mon père, les amis.
Je savais qu'ils me manqueraient.
Je les imaginais, sous la pluie habituelle de Forks.
Renesmée jouant avec Jacob, mon père en train de brûler des pancakes, Angela, Jessica, Mike, Eric, en train de rire.
Maintenant, mon corps tout entier était incendié.
J'enfouis mon visage dans le torse glacé d'Edward.
Je devais arrêter de penser à eux. Ils devaient sûrement être heureux, là où ils étaient.
Moi aussi, je devais être heureuse, j'avais Edward, c'était tout ce qu'il me fallait. C'était tout ce qu'il me fallait.
« Maman, tu pars pour combien de temps ?
-Juste le temps de... trouver une solution à ses problèmes, ne t'inquiète pas, avais-je répondu
Renesmée avait plongé dans mes bras, tremblante d'émotions.
J'avais sentit un liquide chaud coulé sur mon cou, c'était ses larmes.
-Ne pleurs pas, je reviendrai dès que je pourrais !
Malgré mes exigences, moi-même n'avais pas pu les respecter.
Des larmes coulaient sur mes joues.
Je me demandais encore si le danger qui émanait de moi était valable pour Renesmée. Peut-être pas, comme c'était un hybride, mais je n'avais pas voulu courir le risque, sa vie était en danger.
Je l'embrassai et la couchai dans son lit.
C'était si beau de savoir que c'était mon ½uvre – et aussi celui d'Edward.
-Dors bien, je t'aime »
Tout à coup, il releva la tête et me rejeta – doucement – sur mon siège.
Etait-ce encore mon sang ?
Je remarquai à son regard qu'il était inquiet.
Il huma l'air, et, en une fraction, redémarra la voiture à du 90km/h.
-Qu...
-Des vampires, ils sont nombreux, en voiture. Je ne sais pas ce qu'ils nous veulent, mais leurs parfums ne me sont pas familiers. Je vais essayer de les semer, m'interrompit Edward
Alertée, je remis ma ceinture, rangeai mon livre dans mon sac, et tirai une boîte d'allumette.
-Tu crois que ça va être utile ?demandai-je en désignant la boîte
J'essayai de prendre l'air de plus dégagé possible, ce qui n'était pas une réussite.
Quels étaient ces vampires ?
Nous voulaient-ils du mal ?
Des milliers de questions fourmillaient dans ma tête, sans trouver aucune réponse.
-Je... Tu te balades toujours avec des allumettes dans ton sac ?
Je souris.
-Vu toutes les bizarreries dont ma vie est peuplée, je m'attends à toute sorte de chose, répondis-je
Mon mari prit la boîte et la glissa dans sa poche.
Si jamais les vampires me sentaient ?
Edward devrait se battre contre des vampires, alors qu'ils étaient seuls.
Je refusai de prendre le risque de le blesser, ou...
Non, Edward ne pouvait pas.
Mon mari grogna, et appuya sur l'accélérateur.
Je me retournai et découvris avec effroi une voiture, un 4x4 qui nous poursuivait.
-Edward...
-Je sais, me coupa-t-il
Il prit un virage en épingle à cheveux à 20km/h, puis, dès que la voiture eut passé le virage, il reprit à 110km/h.
J'avais peur. Oui, j'avais peur qu'ils nous rattrapent. J'avais peur pour Edward, surtout.
Combien étaient-ils ?
Pour tenir dans un 4x4 comme ça, ils pouvaient très bien être 6, voir 7.
7 contre 1... aucune chance.
-Je..., souffla Edward
-Quoi ?
Il resta silencieux.
-Je crois savoir qui ils sont, et si ce sont eux, il faut absolument qu'on les sème !
-Qui sont-ils ?
Je me mordis la lèvre.
Cette scène m'était familière. Il y a 2 ans, quand James me traquait, et que j'étais dans la voiture d'Edward, celle d'Alice derrière. Malheureusement, ce jour-là, ce n'était pas Alice...
-Le clan de la tradition. Comme je t'ai transformé sans te mordre, et qu'ils en ont eu vent, ils croient que c'est un crime contre la « tradition ». Bref, ces vampires veulent se venger en tuant...
-La créature, et le créateur, devinai-je
Mon mari acquiesça.
Non, ce n'était pas possible, pas ça...
-Carlisle m'avait parlé du risque, mais je ne pensais pas qu'ils connaîtraient notre situation, surtout que, maintenant, tu n'es plus vampire. Mon père m'avait aussi dit qu'il connaissait deux membres de ce clan. Wilfrid et Jehan. Apparemment, Wilfrid Stekel est capable de changer les souvenirs d'une personne, et Jehan Larcin peut déclancher le délire, expliqua-t-il
-Mais, on ne peut pas leur prouver que je n'ai jamais été transformée ? Puisque je suis humaine maintenant, ils seront bien obligés de me croire, non ?
Edward secoua la tête en signe de dénégation.
-De toute manière, ils ont bien vus qu'on essayait de les semer, et de plus, ils détestent notre famille, ça leur fera une bonne raison d'en enlever deux membres.
Je sentis la voiture accélérer encore plus, et aperçu le cadran d'essence.
-Edward... !
-Qu'y a-t-il ?s'enquit mon amoureux en regardant dans le rétroviseur, craignant que les vampires nous ai rattrapés
Je montrai du doigt le cadran.
Il n'y avait presque plus d'essence !
Sans essence, nous étions fichus.
-Ne t'inquiète pas ! Tu veux bien regarder en dessous de la banquette arrière ?
Je m'exécutai, et découvris avec surprise un bidon d'essence remplit – et lourd !
-Comment on fait pour remplir le réservoir ?
Edward se pinça les lèvres.
Il n'avait plus les yeux bruns dorés, comme je les aimais tant. A la place de ça, il avait les yeux noirs, profond. L'on aurait dit qu'on pouvait se noyer dans ses iris sombres.
-Tu vas prendre le volant pendant que je le ferais, suggéra-t-il
-Il n'en est pas question !me scandalisai-je. Ah ça, non ! Si jamais les vampires te voient...
Avant que j'aie pu finir ma phrase, Edward déposa ses lèvres sur les miennes.
Le contact de ses lèvres m'apaisa un instant.
-Je sais ce que je dois faire, tout va bien aller. N'hésite pas à aller sur la pédale !me conseilla-t-il avant de disparaître dans l'ouverture de la voiture
Je m'installai sur le siège conducteur et pris le volant, en larme.
Jamais je n'avais eu si peur pour lui.
C'était trop douloureux.
Je me rendu compte qu'en fait, je n'avais jamais conduis la Volvo.
Cela était agréable, confortable.
Le volant répondait exactement à mes mouvements.
J'appuyai avec crainte sur l'accélérateur.
Mes mains tremblaient.
J'avais une telle responsabilité !
Des gouttes de sueur perlaient sur mon front.
J'entendis Edward verser l'essence, puis un coup de klaxon.
Tout mon corps était agité de tremblements.
-Edward !appelai-je
Ma voix était chevrotante.
-Ca va, dit-il alors qu'il rentrait à l'intérieur de la voiture
Je respirai profondément pour me soulager.
-Je prends le volant, Bella.
Je repris ma place sur le siège passager.
Des frissons me parcoururent le dos, c'était pourtant une chaude journée.
Le soleil était haut dans le ciel bleu azur.
Mais nos poursuivants ne lâchaient pas, et je perdais de plus en plus espoirs.
-On n'y arrivera pas, Edward. C'est trop tard !me lamentai-je
-Ne dis pas ça ! On ne peut pas les laisser nous rattraper !
Je regardai le pare-brise, la voiture fonçait dans un fossé !
-Edward !m'écriai-je
Il était trop tard pour faire un man½uvre.
Je ne sentis rien, je n'entendis rien, à part le bruit de la voiture fonçant contre le col d'une montagne. Aucune douleur. N'était-ce pas mieux comme fin ? Mourir d'un banal accident de voiture ?
-Bella ?! Réponds !
Ma force me quittait, je le sentais.
Pourtant, je pouvais à nouveau entendre.
Je ne pouvais ni voir, ni parler, juste entendre la douce voix d'Edward, une dernière fois.
-Je t'en prie ! Ne me fais pas ça ! Non...
Ce fut les dernières paroles.
Avoir peur de mourir était idiot. Pour moi, c'avait sans doute été la meilleure chose, sans doute... Sans doute avait été ça, la fin pour Zofia. Lucas, lui, avait survécu, parce que tout le protégeait. La bataille était finie, le mal l'emportait.
« Pauvre Lucas, pensai-je »
Après tout, il avait perdu la seule chose à laquelle il tenait, la seule personne qui avait su le convaincre d'arrêter ce mal...
Une fin tragique. Mais moi, j'avais eu de la chance. Oui, j'avais échappé à une mort douloureuse. Et puis, Edward pourrait fuir, il savait courir vite.
Oui, tout était bien qui finit bien !
De quoi j'avais à me plaindre ?
Une mort douce et lente, sans douleur, juste mon mari, à mes côtés.
Franchement, je n'avais jamais songé que j'allais mourir comme ça !
Que idiotie de vie !
« Ne t'inquiète pas Edward, je vais... bien aller, pensai-je fort »
Je sentis quelque chose de glacée autour de mon cou, puis plus rien.
Commentaires de l'auteur :
Je le trouve assez court, bref, et les événements vont trop vite.
Direct, on a l'attaque, même pas un temps de répit les pauvres...
:)Et puis y a même pas d'introduction, c'est direct tout ce qui se passe, et le lecteur doit sûrement être largué.
Donc je vais faire une petite introduction avant le premier chapitre, comme ça ils comprennent un peu.
Sur la taille d'écriture, j'ai mis 12, pour qu'on sache bien lire.
Dis-moi si la taille te gêne ou autre chose.
Si tu as un commentaire, dis-le moi.